L’ASPTT bombe le torse

14 février 2013

Bien qu’ayant dépassé le cap des huit cents licenciés, l’ASPTT Châteauroux 36 estime ne pas être reconnue à sa juste valeur.

Place forte du sport castelroussin au début des années 2000 avec pas loin de 1.200 licenciés du temps des sections basket et natation, l’ASPTT Châteauroux 36 déplorait une baisse lente et régulière de ses effectifs, avec un seuil à 550 en 2011. Avec l’apport de la gymnastique artistique, l’essor du hand et du tennis, la courbe s’est inversée et on dénombre désormais plus de 800 adhérents. « On redevient une force sur la ville, confie fièrement Alain Pascaud, à la tête de l’omnisports, auquel il peut consacrer encore davantage de temps en sa qualité de néo-retraité. L’objectif est toujours d’être un club formateur, mais aussi de travailler dans le qualitatif, ce qu’on fait déjà comme le prouvent les trois «  36 d’Or  » obtenus fin janvier (hand, tennis, karaté). »

«  Subvention insuffisante  »

La structure castelroussine revendique également son affiliation à la Fédération nationale des ASPTT : « Un ensemble de 160.000 membres, dont 30.000 dirigeants et bénévoles, qui permet, comme c’est le cas en ce qui me concerne, de détacher des salariés, souligne Patrick Oblique. Nous pouvons également bénéficier de l’aide technique, comptable, juridique et dans le domaine de la communication. »
Basée à Châteauroux, l’ASPTT ne s’interdit pas de voir plus loin dans le département et réfléchit à créer des « antennes » dans plusieurs villages. L’ambition est donc là, pour un ensemble « financièrement sain, selon Alain Pascaud. Sur un budget d’environ 260.000 €, nous accusons un déficit de 3.000 € que nous pouvons surmonter grâce aux fonds de réserve qu’on utilise dans de tels cas ». Les finances, c’est le cheval de bataille des dirigeants berrichons : « Nous veillons à faire en sorte que chaque section présente un budget le plus équilibré possible. » Vient alors la récrimination concernant la subvention municipale : « La Ville est à l’écoute, nous a assuré de la réfection prioritaire de deux courts de tennis, mais la subvention versée (passée de 13 à 15.000 €) est nettement insuffisante. Si l’on fait le ratio subvention/nombre de licenciés on est aux alentours de 19 € par adhérent, très nettement inférieur à d’autres associations. On fait partie des clubs les moins subventionnés de la ville. Pourtant, on multiplie les organisations : ekiden (1), quatre tournois de tennis, un de hand, deux de volley, un de gym, le festival des arts martiaux… »
L’ASPTT a le vent en poupe, elle tient à le faire savoir sans se priver de réclamer ce qu’elle estime être son dû.

(1) Après les « coupes sombres de 2012 », la 6e édition « déjà financée » se prépare « en toute sérénité » et déroulera le 10 novembre « en espérant une plus grande participation des scolaires ».

à la loupe

Plus de huit cents licenciés, section par section

> TENNIS (présidente Anne Feignant ; 261 licenciés). Les soucis liés au refus d’adhérer à la fusion avec le CTC 36 sont aujourd’hui dissipés. Descendue à 208 licenciés, la section progresse d’année en année, notamment grâce aux femmes adultes. Avec les cours dispensés par Mickaël Richard et à mi-temps par Aurélie Jeanneton, l’école de tennis et ses 140 enfants (dont 20 à cadence accélérée via le centre d’entraînement) a belle allure et recèle quelques perles comme les jumeaux Nayraguet, qui chercheront à conserver le titre régional (12 ans cette année), individuel et par équipe associés à Théo Cluis. Les deux frères participeront également au championnat de France de double. Autre titre régional à conserver, celui des + 35 ans, dans la raquette de Séverine Pietrasiak. Quatre tournois à suivre (lire ci-contre) ainsi que dix équipes de jeunes et dix adultes (cinq masculines, cinq féminines), les filles cherchant à se maintenir en Prénationale, les garçons en Régionale 2.
> HANDBALL (Nicolas Tavarès, 246 licenciés). Le premier objectif, « passer la barre des 200 licenciés », a été atteint dès novembre. « La municipalité nous a trouvé des créneaux, même si on se sent parfois à l’étroit, notamment le samedi matin avec plus des séances à plus de 50 handballeurs. » L’encadrement de tous ces jeunes n’est pas sans poser problème et un emploi club est en cours de création, « sinon on en viendra à refuser des licenciés l’année prochaine… ». Le deuxième objectif principal, la montée de l’équipe première masculine en championnat régional, est toujours d’actualité, avec en vue (23 février) un match au sommet contre Saint-Florent. Le tournoi de début de saison est annulé (lire « la phrase »).
> GYMNASTIQUE ARTISTIQUE (Evelyne Dos Santos, 136 licenciés). Depuis leur départ de la Martinerie, les féminines du 517e RT ont trouvé refuge à l’ASPTT, où elles évoluent toujours en Ufolep, toujours à la recherche de créneaux supplémentaires que ceux alloués à Jean-Bouin et à Déols. Organisation d’une compétition régionale rassemblant 350 gym les 16 et 17 mars.
> KARATÉ (Muriel Poitevin, 70 licenciés dont 65 au body-karaté). La section fait un tabac, surtout dans cette nouvelle discipline, le « body-karaté », genre de katas rythmés en musique, où les Castelroussines se sont distinguées en compétition le week-end dernier (lire par ailleurs). Mise en place par Thierry Claude, président du comité, la Nuit des arts martiaux sera reconduite en 2014.
> VOLLEY-BALL (Annie Parbaud, 46 licenciés). Quatre équipes seniors évoluant en Ufolep, avec une qualification pour la finale de la coupe de France, le week-end des 18-19 mai, à Nevers, contre la sélection du Cher. Organisations à venir, la Nuit du volley (9 mars) et le tournoi « barbecue » en septembre.
> VOILE (Jean-Paul Mouroux, 18 licenciés). En plus des samedis après-midi à Éguzon, le club va remettre à l’eau ses deux dériveurs 420 et participer au championnat régional sur les plans d’eau d’Orléans, Tours et Bourges.
> ET ENCORE : yoga (Marie-Josiane Di Lauro, une dizaine de licenciés), gym volontaire (Sylvie Bertocchi, une dizaine de licenciés), camping-car (Jean-Pierre Laurent, 42 adhérents « dont 41… retraités »).

la phrase

« On a bu le bouillon. »

Nicolas Tavarès, le président du handball, ne reconduira pas le tournoi de début de saison qui n’aura donc connu que deux éditions. Dommage, car c’était l’unique occasion dans le département d’assister à des rencontres de haut niveau. Par exemple, la finale d’août dernier entre Cesson/Rennes et Sélestat, deux pensionnaires de l’élite. « On a vu trop grand en proposant de prendre en charge l’intégralité des frais des équipes (transport, hébergement, nourriture) ainsi que des arbitres. Il nous a manqué 4.000 €. Comme on souhaite créer un emploi la saison prochaine, on arrête le tournoi. On se rabattra peut-être sur un match de gala, et on conservera le tournoi des Minots. »

tournois

Huit semaines pour les tennismen

Le tennis constitue la section la plus prolifique en organisations avec quatre tournois et huit semaines de compétition : l’Open (fin décembre-début janvier), qui a rassemblé plus de 200 inscrits « dont beaucoup de 3e série » ; le tournoi jeunes (de Pâques jusqu’au 28 avril), qui rassemble notamment les meilleurs 9 ans et 8 ans de la région ; le multichances féminin (4e série), fin octobre, avec trois-quatre matchs garantis pour chaque joueuse ; le tournoi d’été pour les régionaux classés 0 au maximum.

Jean-Marc Le Ruyet
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