Les créneaux de la discorde

23 octobre 2012

Dans la série « Le départ du 517e et ses dégâts collatéraux »… Dans l’histoire, ce n’est sans doute pas le plus grave, mais tout de même. Dans la salle de sports de la Martinerie évoluait le club sportif et artistique de la défense (CSAD), section gymnastique : « On a choisi d’évoluer en Ufolep, précise la présidente de l’époque, Annie Gérard, car contrairement à ce qui se pratique en FFG, tout le monde peut participer à des compétitions. »

«  Une nouvelle section apparue en septembre  »

On en était là au 1er mars 2012, quand la gym a dû quitter les lieux : « Le régiment nous a fait vider cette salle et a récupéré le matériel qui lui appartient. » Quatre-vingts licenciés ont ainsi « erré » jusqu’au mois de juin, hébergés sur les temps non occupés par l’Amicale laïque, au gymnase Saint-Denis à Châteauroux, le samedi après-midi et le dimanche matin, avec une « rallonge » le mercredi, à Ardentes. Ces gymnastes sans club ont trouvé refuge depuis septembre au sein de l’ASPTT, qui a ainsi ouvert une nouvelle section (seule la gym d’entretien existait), bénéficiant dans l’affaire de 120 licenciés supplémentaires, mais qui ne dispose pas, dans son complexe de Valère-Fourneau, des agrès indispensables à la pratique gymnique. Pour faire court, l’ASPTT gymnastique a déboulé dans le paysage castelroussin et cherche désormais des créneaux pour que les enfants puissent pratiquer leur sport. « L’exil » à Ardentes n’étant plus possible, les deux demi-journées à Saint-Denis ne suffisent plus et la grogne commence à monter : « Mon souci, réplique Jean-Yves Hugon, maire adjoint chargé des sports, c’est que les demandes de créneaux s’effectuent au mois de juin et que cette nouvelle section est apparue en septembre. On a trouvé une solution transitoire grâce à Déols qui met à disposition une salle le mercredi après-midi, on va essayer de fonctionner comme cela jusqu’en juin et on cherchera alors une meilleure répartition. » 
Mais ces dames de la gym à l’ASPTT veulent plus, arguant du fait que « certaines séances de l’Amicale laïque (AL) sont loin de faire le plein à Saint-Denis… », et souhaitent une réunion de concertation avec M. Renaudat, président de l’AL. « Il ne faut pas faire de mauvais procès, rétorque Jean-Yves Hugon. Inutile de mettre le feu aux poudres, on fait au mieux dans l’urgence. » Pas sûr que cela suffise à calmer les esprits.

Jean-Marc Le Ruyet
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